Donnons l'impulsion au progrès

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Le progrès, par définition, c’est avancer, aller de l’avant. Mais demain sera-t-il synonyme de meilleur ? Pour éclairer l’avenir, EDF Pulse vous invite à un passionnant tour d’horizon du progrès sous toutes ses formes. Bon voyage dans le monde de demain !

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colloque © Crédit photo : Valéry Wallace

Au colloque EDF Pulse : "Conservons l’audace et encourageons l’intelligence collective"

Le 30 avril 2014, EDF organisait un colloque de l’innovation pour un colloque consacré à la notion de progrès... et à la remise des prix EDF Pulse ! Compte-rendu d’une matinée placée sous le signe de l’audace.

Il est 9 heures dans la salle de conférences du Pavillon Cambon, où se préparent le colloque et la remise des prix EDF Pulse. Point d’orgue de cette première saison, l’événement rassemble la communauté de l’innovation autour de la notion de progrès portée par EDF. Durant la matinée se tiendront deux tables rondes d’experts, puis la remise des prix EDF Pulse, qui récompensent des projets innovants venus des quatre coins du monde. En introduction, Henri Proglio, PDG d’EDF, retrace l’histoire du groupe, qui s’est constitué autour de l’ambition du progrès, d’un grand pari industriel et technologique. « Nous nous félicitons d’avoir gardé cet esprit pionnier. Il faut conserver l’audace et encourager l’intelligence collective. » Voilà qui donne le ton.

La complexe relation entre innovation et progrès

L’innovation est-elle encore au service du progrès ? C’est la question posée par la première table ronde du colloque, qui réunit Nicolas Bouzou, économiste, le professeur Christian Latremouille, chirurgien cardiaque qui a réalisé la première transplantation d’un cœur artificiel, Bernard Salha, directeur de la R&D chez EDF, et Pascal Picq, paléoanthropologue. Animée par le journaliste Henri Gibier (« Les Échos »), la conversation se concentre sur l’acceptation de l’innovation par les sociétés, en abordant un concept central : la « destruction créatrice », chère à Joseph Schumpeter, qui écrivait que « le nouveau ne naît pas de l’ancien mais naît à côté de l’ancien et lui fait concurrence jusqu’à le ruiner ». Nicolas Bouzou et Pascal Picq rappellent chacun dans des interventions dynamiques que les populations ont toujours mal vécu l’ouverture de grands cycles d’innovation, durant la Renaissance, la Belle Époque ou les Trente Glorieuses, car leur ancien monde se voyait alors remplacé. Tandis que Bernard Salha souligne que le principal enjeu, sur les questions énergétiques, n’est pas la disponibilité des ressources mais leur propreté et leur accessibilité pour tous, le professeur Latremouille insiste sur l’intelligence de s’adapter dans cette étape de bouleversement cruciale pour l’avenir de l’humanité. « Il faut accepter cette douloureuse phase de transition car, dans quinze ans, ce sera extraordinaire », prédit Nicolas Bouzou. Henri Proglio conclut : « L’innovation est indispensable. Certes, elle crée des déséquilibres. Mais sans déséquilibre, il n’y a pas de mouvement. Il faut du courage, cela fait aussi partie de l’innovation. »



Exosquelette, scooter pliable et lumière du soleil


Il est maintenant temps de remettre une première partie des prix EDF Pulse, qui récompensent des projets innovants dans trois catégories : « Modes de vie » (elle-même subdivisée en trois thématiques : Santé, Mobilité et Habitat), « Science et électricité » et « Accès à l’électricité ». C’est la dernière étape d’un processus de sélection qui a commencé avec l’identification, par des capteurs internationaux, de cent projets partout dans le monde. Un jury composé de personnalités internationales et présidé par Henri Proglio a ensuite sélectionné les projets lauréats des catégories « Science et électricité » et « Accès à l’électricité », et a soumis au vote des internautes les initiatives qui concouraient pour la catégorie « Modes de vie » – 260 000 votes ont été comptabilisés. Henri Proglio relie l’initiative à la volonté d’EDF d’être « en cohérence avec le monde qui nous entoure. Notre mission de service public nous amène à être à l’écoute de l’innovation et à être moteurs de progrès en accompagnant de belles aventures ».

C’est le premier lauréat de la catégorie « Modes de vie » qui s’avance maintenant sur scène : Alexandre Boulanger, avec son exosquelette Wandercraft, remporte le prix dans la thématique Santé. Avec ces jambes robotisées qui reproduisent la marche naturelle, Wandercraft ambitionne de permettre aux personnes handicapées de remarcher, même sans béquilles. « Les exosquelettes sont la révolution de demain pour les personnes à mobilité réduite. Ils permettront de retrouver du lien social, grâce à un geste aussi simple que celui de se tenir debout face à d’autres personnes », lance le jeune Alexandre Boulanger, 25 ans, mais guère intimidé.
La thématique Mobilité récompense Rando Pikner, concepteur de Stigo, un scooter électrique pliable qui promet une mobilité urbaine plus souple et plus respectueuse de l’environnement. L’entrepreneur estonien, qui dépasse tout le monde d’une bonne tête, fait sourire la salle en montant sur l’estrade. « À chaque fois qu’on présente notre scooter électrique, on a les réactions suivantes : c’est intelligent, utile… et cool ! » se réjouit-il.
Le public a enfin choisi de distinguer le projet Echy, porté par Florent Longa et Stéphanie Rémy, pour la thématique Habitat. Echy apporte la lumière naturelle partout, même dans des pièces sans fenêtres, grâce à des panneaux solaires qui captent la lumière et des canalisations réfléchissantes qui l’acheminent dans les pièces sombres. Les deux entrepreneurs expliquent : « Nous nous adressons à tous les bâtiments qui vivent en journée, comme les bureaux, les hôpitaux et les écoles. » Leur projet souhaite redonner le sourire aux citadins privés de lumière. Ils s’adressent à EDF : 

Merci de soutenir les innovations de rupture !


Diversité, éducation, alliance : les mots-clés de l’innovation

Avant de remettre les deux derniers prix, une deuxième table ronde se réunit autour de la question : « Quels leviers pour soutenir l’innovation en France ? » Elle rassemble Laurent Batsch, directeur de l’université Paris-Dauphine, Bruno Bonnell, PDG de Robolution Capital, Philippe Ringenbach, directeur capital-risque d’EDF, et Philippe Lukacs, professeur de management de l’innovation à l’École centrale. C’est encore la notion d’acceptation du risque, de l’innovation et de l’entrepreneuriat qui dirige les débats. Philippe Lukacs rappelle que le corps social ne peut pas évoluer à la même vitesse que les avancées technologiques, et qu’il est crucial de développer des stratégies d’alliance entre les acteurs pour innover plus vite. Un point approuvé par Philippe Ringenbach, qui voit une grande fertilité dans la rencontre entre EDF et les start-up. Laurent Batsch, lui, insiste sur l’importance de l’éducation pour libérer le potentiel d’innovation dans les lieux de formation : « Les handicaps ne sont pas dans la qualité intrinsèque des équipes de recherche, mais dans des freins culturels et structurels. » La thématique de la diversité est aussi longuement abordée. Henri Proglio intervient : « Le système de reproduction est certes plus efficace, mais moins créatif et moins innovant. » Enfin, Bruno Bonnell prédit un changement de paradigme total quand les « digital natives », nés après 1994, seront aux commandes. Avant de conclure sur une note encourageante, lorsqu’on lui demande si les États-Unis sont un passage obligé pour les jeunes entrepreneurs français : « La France est un des meilleurs pays au monde pour entreprendre. »

Batterie du futur, townships éclairés au LED et biomasse gazéifiée

En tout cas, on y est créatif. La preuve par l’exemple avec la remise du prix EDF Pulse « Science et électricité », qui distingue le professeur Renaud Bouchet. Sa batterie Siel résout un certain nombre de problèmes posés par les batteries actuelles : moins lourde, moins coûteuse, plus efficace en énergie et moins sujette aux feux de batterie, Siel est la batterie du futur !

Le véhicule électrique doit être démocratique et pas cher pour rendre les villes respirables

, explique Renaud Bouchet. Bientôt, toutes nos voitures seront peut-être équipées de son innovation…
La matinée touche à sa fin avec l’annonce de deux lauréats ex æquo dans la catégorie « Accès à l’électricité ». La métropole de la baie Nelson Mandela, représentée par Mpilo Mbambisa, éclaire au LED les townships d’Afrique du Sud pour rendre les rues plus sûres et faire des économies d’électricité. Sunil Dhingra, quant à lui, représente Teri, un gazéificateur de biomasse, une solution aux pannes d’électricité, fréquentes dans certaines régions en Inde, et qui permet aux populations locales de maintenir leurs activités et leurs revenus. Le gazéificateur respecte également les principes « cradle to cradle », puisqu’il fonctionne avec les déchets végétaux et émet un gaz plus propre et plus puissant. Ces deux initiatives répondent à une problématique cruciale exposée par Henri Proglio : « L’électricité est synonyme de vie dans le monde. Aujourd’hui, sans elle, la vie devient extrêmement difficile. » Les deux lauréats, visiblement ravis de recevoir le prix, remercient chaleureusement EDF. Mpilo Mbambisa s’émeut : « Ce prix n’aurait pas pu arriver à un meilleur moment pour nous, alors que notre pays fête les vingt ans de la démocratie. »

Aussi, l’ensemble des lauréats se félicitent-ils de la visibilité offerte par ces prix EDF Pulse, et de l’expertise et du soutien financier d’EDF, permettant ainsi d’accélérer le développement de leur projet.

Le colloque s’achève alors sous les applaudissements nourris de la salle, tandis que tous les lauréats se rassemblent autour d’Henri Proglio pour une photo de famille. Chacun à leur manière, leurs projets démontrent qu’innovation et progrès peuvent être synonymes. Car au service du plus grand nombre. C’était une belle façon de conclure cette première saison… en attendant la deuxième !

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